Certifications du carrelage italien : les documents à exiger au dossier d'ouvrage
Torreano Srl 16 min de lecture
Déclaration des performances et LPCo en Suisse, marquage CE et QB UPEC en France, REACH, ISO 9001/14001, EMAS et EPD : les pièces à réunir avant que le descriptif ne parte en soumission.

Déclaration des performances, LPCo, marquage CE, REACH et EPD : les pièces à réunir avant que le descriptif ne parte en soumission
Ce guide s’adresse aux architectes, aux concepteurs et aux directeurs des travaux qui constituent le dossier documentaire d’un lot carrelage. Il traite des pièces à exiger du fournisseur. Ce qui relève de l’ouvrage lui-même (pose sous SIA 248 en Suisse et sous NF DTU 52.2 en France, glissance local par local, postes CAN du descriptif) est traité dans notre guide technique du grès cérame grand format. Pour le récit de la filière, voir notre guide du carrelage italien.
Un descriptif qui tient ne cite pas une marque : il nomme les documents que le fournisseur devra produire, et le moment où ils sont attendus. La difficulté tient à ceci qu’un carreau produit en Émilie-Romagne se vend sous référentiel européen mais se réceptionne sous référentiel suisse ou français, et que les deux pays ne demandent pas la même pièce au même titre. Ce guide réunit ce que nous fournissons pour chaque lot, du Valais à la Haute-Savoie.
Sommaire
- La France et la Suisse ne demandent pas la même pièce
- Ce qu’il faut exiger du fournisseur, de part et d’autre de la frontière
- REACH : les substances des émaux, des pigments et des formules
- ISO 9001, 14001, 45001 et EMAS : les certifications de système
- Exigences environnementales : l’EPD pour LEED, ecoDevis pour Minergie-ECO
- GRANITOGRES et ECOGRES : comparatif technique des deux familles
- Liste de vérification documentaire
- Le descriptif selon le type de projet
- FAQ
La France et la Suisse ne demandent pas la même pièce
Sur la conformité du produit, les deux pays ne passent pas par le même canal. En France, le carreau porte le marquage CE et une déclaration des performances au titre du règlement (UE) n° 305/2011. En Suisse, le régime est celui de la LPCo (RS 933.0) : son art. 5 al. 1 interdit la mise sur le marché d’un produit couvert par une norme technique harmonisée désignée si le fabricant n’a pas établi de déclaration des performances. Le marquage CE, lui, n’y figure pas : en Suisse ce marquage n’est pas nécessaire, mais il est autorisé. La norme SN EN 14411 figure bien parmi les normes harmonisées désignées par l’OFCL. Autrement dit : ne bâtissez pas un poste de descriptif sur un logo imprimé au dos du carreau, exigez la déclaration des performances au dossier d’ouvrage.
Le document a un nom français, et c’est celui qu’il faut écrire : déclaration des performances, abrégée en DdP, que les documents du fabricant appellent parfois Declaration of Performance. Elle porte les performances déclarées sur les caractéristiques essentielles du produit : force de rupture, réaction au feu, glissance, durabilité au gel-dégel, dégagement de substances dangereuses. L’absorption d’eau n’en fait pas partie : elle sert à situer le carreau dans son groupe, et se lit sur la fiche technique. Le fabricant répond de la déclaration. Quant au règlement (UE) 2024/3110, applicable depuis le 8 janvier 2026, il remplace progressivement le règlement (UE) n° 305/2011 au fil d’une longue transition : à ce jour, les déclarations des performances des carreaux céramiques sont encore établies sous le régime du 305/2011 et de l’EN 14411, et la Suisse n’a pas repris le nouveau règlement.
Trois conséquences pratiques, toutes dans les textes. La DdP destinée à un chantier suisse doit être établie dans au moins une langue officielle suisse (art. 9 al. 6 OPCo) : l’italien en fait partie, et une déclaration qui arrive de Sassuolo en italien est donc recevable telle quelle. Ce sont les informations de sécurité et les instructions d’utilisation qui doivent être fournies dans la langue de la région où le produit est mis à disposition (art. 10 al. 9 OPCo). Une DdP en français se demande au contrat, pas au titre de l’ordonnance. Les performances des caractéristiques essentielles ne peuvent être communiquées que par la DdP (art. 8 al. 4 LPCo) : une fiche technique qui annonce une performance absente de la déclaration n’est pas un complément, c’est une irrégularité. Enfin, une caractéristique dont la performance n’est pas déclarée porte les lettres NPD (art. 8 al. 2 let. e OPCo). C’est le cas courant de la glissance, qui se demande alors séparément, procès-verbal d’essai à l’appui.

| Document | Ce qu’il atteste | Qui l’établit |
|---|---|---|
| Déclaration des performances (DdP) | Les performances déclarées sur les caractéristiques essentielles de la norme harmonisée | Fabricant |
| Marquage CE | La conformité au cadre européen des produits de construction : obligatoire dans l’UE, facultatif en Suisse | Fabricant |
| Fiche technique | Formats, finitions, destinations d’usage et données qui ne figurent pas parmi les caractéristiques essentielles | Fabricant |
| Indications de pose | Les conditions de mise en œuvre du produit et du système | Fabricant, fournisseur ou système de pose |
Ce qu’il faut exiger du fournisseur, de part et d’autre de la frontière
Le même carreau, sur un chantier de Verbier et sur un chantier de Chamonix, n’appelle pas le même dossier. Le tableau ci-dessous est celui que nous remplissons lot par lot.
| Pièce | Sur un chantier français | Sur un chantier suisse |
|---|---|---|
| Norme de produit à citer | NF EN 14411, groupe BIa | SN EN 14411, groupe BIa, norme harmonisée désignée par l’OFCL |
| Déclaration des performances | Exigible au titre du règlement (UE) n° 305/2011 | Exigible au titre de l’art. 5 LPCo, dans une langue officielle suisse au choix du fabricant (art. 9 al. 6 OPCo) |
| Marquage CE | Apposé sur le produit et les documents d’accompagnement | Pas nécessaire, mais autorisé : à ne pas ériger en critère de recevabilité |
| Caractérisation du local | Classement UPEC du local, avec certification QB UPEC du produit lorsque le niveau l’appelle | Pas d’équivalent : le niveau d’exigence se fixe local par local dans le descriptif |
| Glissance | Classement des locaux selon la NF P 05-011 (août 2019), en PN et PC | Exigences du bpa, GS1 à GS4 en secteur chaussures, GB1 à GB3 pieds nus |
| Preuve de la glissance | Procès-verbal d’essai : la caractéristique est fréquemment déclarée NPD | Procès-verbal d’essai, le NPD étant expressément prévu par l’OPCo |
| Référentiel de l’ouvrage | NF DTU 52.2 pour la pose collée, édition 2022 | Norme SIA 248 (éd. 2016) et conditions contractuelles SIA 118/248, poste CAN 645, édition F/14, du descriptif |
| Documents environnementaux | EPD selon ISO 14025 et EN 15804, pour un protocole LEED ou BREEAM | Fiche ecoDevis 645 et répertoire des ecoProduits : c’est le dispositif de Minergie-ECO, qui ne demande pas d’EPD |
Côté français, une pièce s’ajoute qui n’a pas d’équivalent suisse : le classement UPEC. Il joue sur les deux tableaux : le e-Cahier CSTB 3782_V2 (juin 2018) classe les locaux sur quatre critères (usure, poinçonnement, tenue à l’eau, agents chimiques) et classe les revêtements sur la même échelle. Le carreau retenu doit atteindre au moins le niveau du local. La certification de produit associée est la marque QB UPEC, délivrée par le CSTB sous accréditation Cofrac, avec audit d’usine et retrait possible du certificat ; elle a remplacé l’ancienne marque « NF UPEC » fin 2017. Un descriptif qui écrit encore « NF UPEC » annonce sa date. Côté suisse, rien ne remplit ce rôle : c’est au rédacteur du descriptif de fixer l’exigence local par local, ce que le guide technique détaille poste par poste. Une dernière chose sur le QB UPEC : le certificat est délivré référence par référence, et la liste à jour se consulte sur le site du CSTB. Un producteur peut donc être certifié sans que la référence de votre projet le soit.
Ce que le CAN 645 demande en plus. Ses Indications générales, au paragraphe 5, renvoient à quatre documents que le descriptif suisse doit prendre en considération, et qu’un fournisseur italien ne pense pas spontanément à joindre : les fiches techniques de l’ASC, l’association suisse du carrelage, devenue CERUNIQ en août 2024 ; celles de la VHP, l’association suisse des commerces de poêlerie-fumisterie et de carrelage, devenue feusuisse en 2015 ; la Documentation 2.032 du bpa, « Liste d’exigences : revêtements de sol », qui est la source des classes GS et GB du tableau ci-dessus ; et la fiche technique de l’ASEPP sur les supports des revêtements muraux intérieurs, disponible en allemand seulement. Les sigles ont changé, les fiches non : citez les deux noms, sans quoi l’architecte qui cherche « fiches VHP » ne trouve plus rien.
Une précision sur les normes elles-mêmes, parce qu’on les confond régulièrement. La SIA 248 est la norme technique du carrelage. Ce qui lie les parties, ce sont la SIA 118 et la SIA 118/248, « Conditions générales relatives aux carrelages ». Dans l’ordre de priorité que fixe la SIA 118 à ses articles 7 al. 2 et 21 al. 1, ces conditions sont assimilées aux autres normes, et en cas de contradiction la SIA 118 l’emporte. L’édition qui fait foi est celle en vigueur à la date du dépôt de l’offre (SIA 118, art. 62 al. 1). Écrivez-le au descriptif : cela vous épargne une discussion six mois plus tard, quand l’entreprise sortira une autre édition.
REACH : les substances des émaux, des pigments et des formules
Toute la filière céramique italienne opère dans le périmètre du règlement (CE) n° 1907/2006, dit REACH, qui encadre l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et la restriction des substances chimiques sous la supervision de l’ECHA, l’Agence européenne des produits chimiques. Pour le carrelage, il concerne surtout les émaux, les pigments et les additifs employés dans la décoration numérique des dalles.
Pour un carreau fini, il n’existe pas de « fiche REACH » unique, et pour une raison simple : le produit est un article, pas un mélange, ce qui n’appelle pas de fiche de données de sécurité au même titre qu’un mortier ou qu’une colle. Ce qui se demande au fournisseur, c’est une documentation REACH et une déclaration du producteur sur la conformité des substances employées. Sur un projet d’hôtellerie ou une commande soumise à vérification internationale, ces pièces évitent une reprise de dossier en fin de parcours, au moment où plus personne n’a le temps de la faire.
ISO 9001, 14001, 45001 et EMAS : les certifications de système
Les certifications ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001 et EMAS ne portent pas sur le carreau, comme le feraient une fiche technique ou une déclaration des performances : elles portent sur le système de gestion de l’entreprise qui le produit. Elles sont distinctes de la certification de produit ISO 17889-1, détaillée dans notre guide technique du grès cérame grand format.
| Certification | Domaine | Ce qu’elle documente |
|---|---|---|
| ISO 9001 | Gestion de la qualité | Processus d’entreprise, contrôles, traçabilité et amélioration continue |
| ISO 14001 | Management environnemental | Politiques environnementales, gestion des déchets, consommations, impact du site |
| ISO 45001 | Santé et sécurité au travail | Système de gestion de la sécurité des personnes sur le site de production |
| EMAS | Écogestion volontaire européenne | Déclaration environnementale publique vérifiée par un organisme tiers |
L’EMAS va plus loin que l’ISO 14001 : il exige la publication périodique d’une déclaration environnementale vérifiée, ce qui rend l’engagement du producteur contrôlable plutôt que déclaratif. Casalgrande Padana, que nous distribuons, est certifiée ISO 14001:2015, certifiée UNI ISO 45001:2018 par Certiquality sous le certificat n° 29223, et enregistrée EMAS sous le numéro IT-000206 : le registre est public, l’architecte peut vérifier lui-même. C’est un argument à faire valoir au descriptif dès qu’une exigence environnementale figure au contrat. Cette certification qualifie l’entreprise, pas le produit : elle ne dispense pas de vérifier les performances du carreau retenu.
Exigences environnementales : l’EPD pour LEED, ecoDevis pour Minergie-ECO
L’Environmental Product Declaration (EPD), la déclaration environnementale de produit, est encadrée par les normes ISO 14025 et EN 15804. Elle quantifie l’impact d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie, avec des données vérifiées par un organisme tiers. Dès qu’un protocole environnemental figure au contrat, elle pèse lourd : elle documente le choix, autorise la comparaison entre produits et fournit des données vérifiables au dossier technique. Encore faut-il que le protocole la réclame. LEED et BREEAM comptent les EPD. Sur un chantier valaisan, on rencontre plutôt Minergie-ECO, et son catalogue de prescriptions ne mentionne l’EPD nulle part : il renvoie à ecoDevis, dont le poste 645 couvre les carrelages, au répertoire des ecoProduits et aux données KBOB. Pour un dossier Minergie-ECO, une EPD ne remplit aucune case.
Sans EPD disponible pour le produit retenu, ou pour une famille de produits cohérente, ce choix devient difficile à justifier une fois le dossier constitué. Toutes les collections n’ont pas la leur : certaines sont couvertes par une déclaration de famille, ce qui se dit au maître de l’ouvrage avant qu’il ne compte des points, pas après. Nous réunissons donc ces déclarations dès la sélection du matériau, et non au moment de la commande.
GRANITOGRES et ECOGRES : comparatif technique des deux familles
Pour le descriptif, la distinction qui compte porte sur la structure du produit : non émaillé (UGL, Unglazed) ou émaillé (GL, Glazed). Les essais applicables changent, les valeurs déclarées changent, la destination change.
Casalgrande Padana produit deux lignes qui occupent les deux extrémités de cette distinction. Les valeurs ci-dessous sont celles que les fiches techniques déclarent, sans extrapolation.
| Caractéristique | GRANITOGRES (UGL) | ECOGRES (GL) |
|---|---|---|
| Structure | Monolithique pleine masse, non émaillée | Corps céramique et couche vitreuse superficielle |
| Classification ISO 13006 / EN 14411 | Groupe BIa UGL | Groupe BIb GL |
| Absorption d’eau (ISO 10545-3) | < 0,1 % déclaré | Non déclarée en fiche |
| Résistance à la flexion (ISO 10545-4) | 45 N/mm² | 35 à 40 N/mm² |
| Résistance au gel | Garantie | Non déclarée en fiche |
| Abrasion profonde (ISO 10545-6) | ≤ 150 mm³ déclarés | Sans objet : l’essai ne s’applique pas aux émaillés |
| Glissance (méthode B.C.R.) | µ > 0,40 | µ > 0,40 |
| Marques portées en fiche | CE, QB UPEC, Certiquality-UNI PT0050, plus le logo EMAS du groupe | CE, QB UPEC, Certiquality-UNI PT0130, plus le logo EMAS du groupe |
| Destination principale | Extérieurs, zones techniques, fort piétinement | Salles de bains, revêtements verticaux, intérieurs résidentiels |
Trois lectures de ce tableau méritent d’être écrites en toutes lettres, parce que ce sont les trois points sur lesquels un descriptif se trompe le plus souvent.
Sur l’abrasion. L’abrasion profonde se mesure selon l’ISO 10545-6, qui est la méthode d’essai et ne concerne que le non-émaillé. Le maximum admissible, lui, est fixé par la norme de produit, EN 14411 annexe G : 175 mm³. GRANITOGRES déclare ≤ 150 mm³, donc en dessous avec de la marge. Écrire 175 mm³ au descriptif ne sélectionne rien, puisque c’est la limite que tout produit conforme respecte déjà. C’est la valeur déclarée qu’il faut reporter. Pour les émaillés, l’usure se lit en classes PEI selon l’ISO 10545-7, et la fiche ECOGRES ne la porte pas : elle se demande série par série.
Sur le nom. ECOGRES relève du groupe BIb, où l’absorption dépasse 0,5 %. La nuance paraît académique jusqu’au jour où un descriptif prescrit « grès cérame BIa » et où le chantier reçoit du BIb.
Sur les marques. La dernière ligne ne reprend que ce qui est imprimé sur les fiches produit. EMAS, ISO 14001 et ISO 45001 portent sur l’entreprise ou sur le site, pas sur la ligne de produits : elles valent pour Casalgrande Padana et se demandent à part. L’EPD est bien une déclaration de produit, mais elle ne figure pas en fiche ; quant aux crédits LEED, ils se documentent sur le bâtiment et non sur le carreau. Le certificat Certiquality-UNI versé au dossier, enregistrement PT0050 du 14 septembre 2024, couvre le groupe BIa non émaillé et énumère les séries admises ; ECOGRES porte un enregistrement distinct, PT0130.
Liste de vérification documentaire
Vérifiez la disponibilité des pièces suivantes avant d’arrêter le choix, et non à la commande : une déclaration des performances qui arrive après la réception de l’ouvrage ne sert plus à rien.
| Pièce à demander | Quand, et pourquoi |
|---|---|
| Déclaration des performances (DdP) | Toujours. C’est le document exigible des deux côtés de la frontière, et le seul que la LPCo impose en Suisse au titre des performances (art. 5) |
| Fiche technique du produit | Toujours. Elle porte ce que la DdP ne dit pas : formats, finitions, entretien |
| Marquage CE | Obligatoire dans l’UE, facultatif en Suisse : à ne pas retenir comme critère de recevabilité au descriptif |
| Norme de produit citée | NF EN 14411 sur un chantier français, SN EN 14411 sur un chantier suisse. Pas « UNI EN 14411 », qui est la reprise italienne |
| Procès-verbal d’essai de glissance | Dès qu’un local est mouillé ou foulé pieds nus, la DdP déclarant souvent NPD : voir pourquoi le R11 ne suffit pas pour une salle de bains |
| Certificat QB UPEC | Sur chantier français, quand le classement du local l’appelle. Vérifiez la série, pas la marque : la certification est délivrée référence par référence, liste sur le site du CSTB. Celle de Casalgrande Padana porte le n° 126-36.1/23 |
| Fiches ASC/CERUNIQ, VHP/feusuisse, bpa 2.032, ASEPP | Sur chantier suisse : le CAN 645 les cite au paragraphe 5 de ses Indications générales. La fiche ASEPP n’existe qu’en allemand |
| Certificat CEN Keymark | Marque volontaire du CEN et du CENELEC sur la conformité à l’EN 14411, délivrée par un organisme tiers et limitée au premier choix. La marque couvre les carreaux émaillés comme non émaillés ; le certificat, lui, est circonscrit. Celui de Casalgrande Padana pour le groupe BIa non émaillé porte le n° PT0050, délivré par Certiquality le 14 septembre 2024, valable jusqu’au 14 septembre 2027 et suspendu à un audit annuel |
| Résistance au gel | Pour toute surface extérieure ou non chauffée en altitude |
| Indications de pose et système | Grands formats, extérieur, locaux humides : elles se lisent avec l’entreprise qui pose |
| Documentation REACH | Là où elle s’applique, surtout en hôtellerie et sur les commandes soumises à vérification internationale |
| Certifications ISO 9001 / 14001 / 45001 / EMAS | Pour documenter le système de gestion du producteur, pas le produit |
| CAM | Seulement sur un marché public italien : ce sont des critères d’adjudication fixés par décret, pas un schéma de certification. Sur un chantier suisse ou français, ils ne remplissent aucune case |
| EPD | Dès qu’un protocole LEED ou BREEAM figure au contrat. Sous Minergie-ECO, demander plutôt la fiche ecoDevis 645 du produit |
| Certification ISO 17889-1 | Quand le maître de l’ouvrage demande une preuve de durabilité vérifiée par un tiers, détaillée dans notre guide technique |
Dans le Valais, sur l’arc lémanique, du côté de Fribourg et dans les deux Savoie, cette liste se remplit ligne à ligne. Ce n’est pas le gel qui sanctionne un dossier incomplet, c’est la réception : le procès-verbal de glissance ou l’attestation de résistance au gel qu’on n’a pas demandés à la sélection ne se fabriquent plus à ce stade.
Le descriptif selon le type de projet
Les pièces attendues ne sont pas les mêmes selon la destination de l’ouvrage.
| Type de projet | Pièces déterminantes | Exemple de contexte |
|---|---|---|
| Résidentiel de prestige | Fiche technique, DdP, indications de pose, EPD si le maître de l’ouvrage la demande | Chalets à Verbier, Crans-Montana ou Bruson |
| Hôtellerie et tertiaire alpin | DdP, EPD, certifications de système, résistance à l’usure, glissance justifiée, facilité d’entretien | Hôtels, résidences et espaces bien-être à Villars-sur-Ollon ou Megève |
| Collectivités et locaux techniques | DdP, procès-verbal de glissance, résistance au gel, dossier technique pour la soumission et la direction des travaux | Espaces communs et zones techniques à Martigny, Genève ou Chamonix |
Faites relire les pièces documentaires de votre descriptif
Vous constituez le dossier d’ouvrage d’un chalet à Nendaz, Champéry ou Leysin, ou d’une résidence à Lausanne, Montreux ou Saint-Gervais ? Nous travaillons surtout en Suisse romande et dans les deux Savoie, et nous livrons ailleurs en Suisse comme en France sur demande. Nous réunissons pour chaque lot la fiche technique, la déclaration des performances, la documentation REACH là où elle s’applique, les certifications de système, l’EPD et les indications de pose, et nous relisons les postes documentaires avant que le descriptif ne parte en soumission. En Suisse, l’entité qui contracte et qui pose est TORREANO SARL, CHE-369.243.502, à Martigny (VS).
Le volet ouvrage, c’est-à-dire la pose sous SIA 248 ou NF DTU 52.2, la glissance local par local et les postes CAN du descriptif, est traité dans notre guide technique du grès cérame grand format. Voir aussi notre page carrelage, le grand format sur mesure, nos réalisations, ou contactez-nous.
Questions fréquentes
Le marquage CE est-il exigé en Suisse ?
En France, le carreau porte le marquage CE et une déclaration des performances au titre du règlement (UE) n° 305/2011. En Suisse, le régime est celui de la LPCo (RS 933.0) : son art. 5 al. 1 interdit la mise sur le marché d'un produit couvert par une norme technique harmonisée désignée si le fabricant n'a pas établi de déclaration des performances. Le marquage CE, lui, n'y figure pas : en Suisse ce marquage n'est pas nécessaire, mais il est autorisé. La norme SN EN 14411 figure bien parmi les normes harmonisées désignées par l'OFCL. Le document à exiger au dossier d'ouvrage est donc la déclaration des performances, des deux côtés de la frontière.
Que prévoit le règlement REACH pour les émaux et les pigments céramiques ?
Le règlement (CE) n° 1907/2006 encadre les substances chimiques dans l'Union européenne. Dans la céramique, il concerne surtout les émaux, les pigments et les additifs du processus de production. Pour un carreau fini, il n'existe pas toujours de fiche de données de sécurité, et pour une raison simple : le produit est un article, pas un mélange. Ce qui se demande au fournisseur, c'est une documentation REACH et une déclaration du producteur sur la conformité des substances employées.
Quelle différence entre ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001 et EMAS ?
L'ISO 9001 porte sur le système de gestion de la qualité, l'ISO 14001 sur le management environnemental, l'ISO 45001 sur la santé et la sécurité au travail, et EMAS est un système européen volontaire qui exige une déclaration environnementale vérifiée et publiée. Ce sont des certifications d'entreprise : elles ne disent rien des performances du carreau retenu, qui se lisent dans la déclaration des performances et dans la fiche technique.
Quelle norme de produit citer pour un carreau céramique ?
La norme européenne EN 14411, reprise en France sous NF EN 14411 et en Suisse sous SN EN 14411, où elle figure parmi les normes harmonisées désignées par l'OFCL. Un grès cérame y appartient au groupe BIa : pressé à sec, absorption d'eau inférieure ou égale à 0,5 %. Écrire UNI EN 14411 dans un descriptif renvoie à la reprise italienne de la même norme, c'est-à-dire au référentiel du pays de production et non à celui du chantier.
Qu'est-ce qu'une EPD et quand la demander ?
L'EPD, Environmental Product Declaration, est une déclaration environnementale de produit fondée sur une analyse du cycle de vie et vérifiée par un organisme tiers. Elle est encadrée par les normes ISO 14025 et EN 15804. Elle se demande dès qu'un protocole LEED ou BREEAM figure au contrat, et se réunit à la sélection du matériau, pas à la commande. Attention à ne pas la demander pour un dossier Minergie-ECO : le catalogue de prescriptions ECO ne mentionne pas l'EPD, il passe par ecoDevis, dont le poste 645 couvre les carrelages, par le répertoire des ecoProduits et par les données KBOB.
Pourquoi passer par Torreano pour la documentation d'un descriptif ?
Torreano sélectionne du carrelage et du grès cérame italiens depuis 1972 et dispose d'un showroom à Châtillon, en Vallée d'Aoste. Nous réunissons pour l'architecte, le concepteur ou le directeur des travaux les pièces du dossier d'ouvrage : fiche technique, déclaration des performances, documentation REACH là où elle s'applique, certifications de système, EPD et indications de pose. Nous intervenons surtout en Suisse romande, du Valais à Fribourg, et dans les deux Savoie, et nous livrons ailleurs en Suisse comme en France sur demande. En Suisse, l'entité qui contracte et qui pose est TORREANO SARL, CHE-369.243.502, à Martigny (VS).
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