Vieux bois de récupération : parquet, plancher, bardage
Nous sélectionnons à la source, dans l'arc alpin, des bois issus du démontage de raccards, de mazots, de granges et de vieux chalets de mayen, et nous en tirons du parquet, du plancher massif et du bardage en vieux bois.
Le bois nous arrive sec, stabilisé par un siècle ou plus de cycles d'humidité. Le déclouage et le tri par dominante de teinte sont confiés à nos ateliers partenaires. Selon le projet, vous recevez du mélèze, du sapin, du chêne ou de l'aulne, en première patine, la face d'origine creusée par la pluie et le gel, ou en deuxième patine, obtenue au sciage, qui découvre un bois intérieur plus chaud de ton.
Nous livrons brut, pour votre menuisier, ou façonné prêt à poser ; en Suisse et en France, nous assurons aussi la pose. De Châtillon à Martigny, il y a moins de deux heures par le tunnel du Grand-Saint-Bernard : nous livrons la Suisse romande, dédouanement compris, sur devis en francs suisses.
Ce qui change d'un lot de vieux bois à l'autre
Les fiches techniques, produit par produit
Épaisseurs, largeurs, finitions et conditions de pose : parquet contrecollé, plancher massif, bardage et portes en vieux bois. Pour un chantier en Valais, sur Vaud ou à Genève, voir le vieux bois en Suisse romande et nos réalisations.
Maison Torreano
Nos réalisations dans les Alpes
Chalets, résidences et intérieurs de prestige entre la Suisse romande, le Valais et la Haute-Savoie. Découvrez nos projets en vieux bois, pierre et matériaux d'exception.
Questions fréquentes sur le parquet et le plancher en vieux bois
D'où provient votre vieux bois ?
De lots déjà déposés entre la Vallée d'Aoste, le Valais et la Savoie : raccards, mazots, granges et vieux chalets de mayen. La dépose est faite par les propriétaires ou des entreprises locales ; notre travail commence au sol. Nous trions pièce par pièce et écartons le bois pourri, enfumé, imprégné ou attaqué par des larves actives, puis nous stockons par lot, sans mélanger les bâtiments. L'aubier et les trous d'insectes anciens font partie de la matière : une purge d'aubier se commande et se chiffre.
Parquet en vieux bois : massif ou contrecollé ?
Les deux, mais pas au même endroit. Le plancher massif va de 20 mm usiné rainuré à 25-50 mm brut, et jusqu'à 70 mm en forte section : il se cloue sur lambourdes ou se colle en plein sur une dalle stable, et se ponce plusieurs fois au cours de sa vie. Le contrecollé 3 plis porte un parement de vieux bois de 5 mm sur une âme contreplaquée à plis croisés, qui bride les mouvements du bois ; c'est la seule solution que nous fournissons sur plancher chauffant, et celle que nous conseillons dans une résidence occupée quelques semaines par an.
Peut-on poser du vieux bois sur un plancher chauffant ou un chauffage au sol ?
Oui, en contrecollé, jamais en massif. Trois points à valider avec le chauffagiste : une résistance thermique du revêtement sous 0,15 m²K/W environ, colle comprise ; une température de surface plafonnée à 27 °C ; une chape ayant terminé son premier cycle de chauffe et contrôlée à la bombe à carbure, soit 1,8 % au plus pour une chape ciment chauffante et 0,3 % pour une chape anhydrite. Le bois n'arrive qu'après ces mesures.
Quelles largeurs et quelles longueurs sortent d'un lot de récupération ?
En massif, cela dépend du produit : 80 à 240 mm en bardage lambris, 100 à 270 mm en plancher usiné, jusqu'à 350 mm en plancher brut et 300 mm en madrier. Les longueurs vont de 1,5 à 4,5 m, et jusqu'à 5 m en madrier brut. En contrecollé 3 plis, la lame monte à 250 mm de large sur 3,5 m de long, avec 5 mm de vieux bois en parement. Un lot n'étant pas reproductible, commandez la surface entière d'un même espace en une fois : la réserve à prévoir se fixe sur votre calepinage, pas sur un pourcentage général.
Le bois va-t-il travailler dans un chalet chauffé en hiver ?
Moins qu'un bois neuf, mais il travaille. On lit partout qu'un intérieur se tient entre 45 et 65 % d'humidité relative : c'est vrai en plaine, pas à 1 500 m. En janvier, l'air d'un chalet chauffé descend souvent sous 25 %, et le bois s'y stabilise vers 5 à 7 %. Nous mesurons l'humidité du lot avant expédition et nous la portons sur le document de livraison, pour que votre menuisier sache d'où il part. D'où deux règles : laisser les lames s'acclimater une à deux semaines dans la pièce chauffée et déjà tempérée, et rester sur des largeurs modérées si l'air n'est pas humidifié.
Mélèze, sapin, chêne ou aulne : lequel choisir ?
Au sol, le chêne d'abord : une fois et demie plus dense que le sapin, et nettement plus dur sous le talon. Attention cependant à ses tanins : au contact d'un fer humide ils forment un tannate ferrique, une tache bleu-noir profonde, d'où la quincaillerie inox. Le mélèze, lui, se réserve surtout à l'extérieur : l'EN 350 le classe 3 à 4, moyennement durable, et seulement sur le duramen ; l'aubier n'est jamais durable et se purge. Sur les parois et les plafonds, le sapin ne suinte pas, son bois n'ayant pas les canaux résinifères de l'épicéa : au-dessus d'un poêle, la différence se voit. L'aulne, enfin, est notre essence rare : grain fin, teintes chaudes marron et beige, réservée aux intérieurs.
Première ou deuxième patine sur un plancher ?
Deuxième patine. La face d'origine est une surface érodée, en relief, superbe sur une paroi ou un plafond en lumière rasante, mais impossible à nettoyer et fragile sous les chaises. Au sciage, on découvre un bois plan, chaud et régulier, qui n'est pas moins ancien pour autant : l'âge est dans la masse. On garde la première patine pour les surfaces verticales et les portes.
Vos lots sont-ils exempts de clous ?
Non, pas totalement, et personne ne peut l'être. Chaque pièce est déclouée à la main puis contrôlée au détecteur de métaux, mais sur du massif de récupération il arrive qu'un bout de clou casse net et reste dans l'épaisseur. Nous signalons ces pièces plutôt que de garantir l'impossible ; votre menuisier sait alors où repasser le détecteur avant de raboter.
Y a-t-il des projets pour lesquels vous déconseillez le vieux bois ?
Oui. Un plancher massif de grande largeur, dans un appartement de station chauffé par intermittence, finira par ouvrir ses joints, voire par tuiler en rive, quelle que soit la qualité du bois ; nous conseillons alors le contrecollé. Nous déconseillons aussi le pin et le sapin sur une façade exposée sans débord de toiture : là, c'est le mélèze ou rien. Et pour une teinte homogène sur plusieurs centaines de mètres carrés, le bois vieilli en atelier tiendra mieux ses promesses que la récupération.
Livrez-vous en Suisse et en France, formalités comprises ?
Oui. Nous livrons régulièrement le Valais, Vaud, Genève et Fribourg ainsi que les deux Savoie, exportation et dédouanement pris en charge : la marchandise arrive dédouanée, sur devis en francs suisses. Ce qui allonge un délai, ce n'est d'ailleurs presque jamais la douane : c'est le lot, qui ne part pas tant qu'il n'est pas trié et décloué.
Quel entretien pour un sol en vieux bois ?
Un sol huilé se nettoie à la serpillière bien essorée et au savon neutre, avec une huile d'entretien sur les zones de passage tous les deux à trois ans ; un sol vernis demande moins d'attention, mais il impose un ponçage complet le jour où il marque. Dans un chalet, nous préférons l'huile, dont les retouches restent locales.
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